Akhal-Téké
L'Akhal-Téké, trésor national du Turkménistan, séduit par sa robe dorée et son élégance. Ce cheval de selle est renommé pour son endurance exceptionnelle, capable de braver les extrêmes climatiques.
Catégorie
Robe
Origine
Morphologie du Akhal-Téké
L'Akhal-Téké est un cheval de selle au physique élancé et gracieux, souvent comparé à un lévrier pour sa silhouette longiligne. Les mâles mesurent généralement autour de 1,60 m, tandis que les femelles atteignent 1,55 m, bien que certains individus puissent toiser jusqu'à 1,70 m. Avec un poids oscillant entre 425 et 465 kg, ce cheval affiche une morphologie fine et distinguée. Sa tête légère, ornée de longues oreilles fines, surmonte une encolure droite et souple. L'épaule est longue et oblique, contribuant à son allure élégante. Le poitrail est particulièrement éclaté avec une poitrine large et ovale, tandis que le dos et le rein sont droits et allongés. L'arrière-main présente une croupe large et une queue attachée bas. Les membres de l'Akhal-Téké sont secs et longs, dotés d'articulations développées et de tendons robustes, se terminant par de petits sabots à la corne très dure. La finesse de sa peau laisse souvent transparaître ses veines, et sa crinière est peu fournie, soulignant son allure raffinée. Célèbre pour sa robe dorée ou argentée, l'Akhal-Téké se décline aussi en bai, alezan, noir, ainsi que dans des nuances crème comme le palomino ou l'isabelle, rendant chaque cheval unique.
Le caractère et les aptitudes du Akhal-Téké
L'Akhal-Téké est un cheval au tempérament unique, alliant courage et vivacité, hérités de ses origines désertiques. Sa nature intelligente et endurante en fait un compagnon exceptionnel pour les cavaliers prêts à comprendre sa sensibilité et son caractère parfois têtu. Ce cheval est particulièrement reconnu pour sa rapidité et sa résistance, qualités qui le prédestinent aux courses de plat, notamment en Russie et au Turkménistan. Bien que sa présence dans les sports équestres soit limitée, l'Akhal-Téké excelle dans les disciplines nécessitant une grande endurance, comme les courses d'endurance et les longues randonnées. Sa capacité à évoluer dans des climats secs souligne encore sa robustesse. Certains amateurs de concours complet apprécient également cette race pour le cross, même si sa technique de saut reste modeste. Enfin, l'élégance naturelle de l'Akhal-Téké en fait un excellent cheval de spectacle, une qualité qui a été mise en lumière par le célèbre cirque de Moscou. Sa beauté et son allure distinctive captivent tous ceux qui ont la chance de le voir en action.
La santé et les maladies courantes du Akhal-Téké
L'Akhal-Téké est un cheval renommé pour sa robustesse, avec une espérance de vie d'environ 25 ans. Bien qu'il ait une capacité d'adaptation impressionnante, héritée de ses origines désertiques, il est essentiel de lui offrir une alimentation équilibrée et de qualité. Un apport régulier en fourrage, complété par des granulés ou des floconnés selon son activité, est recommandé pour maintenir sa bonne santé. Bien que résistant, l'Akhal-Téké n'est pas exempt de prédispositions génétiques à certaines maladies. Des croisements consanguins dans certains élevages ont pu contribuer à des problèmes tels que la cryptorchidie, où les testicules ne descendent pas correctement, et le syndrome du poulain nu, une affection rare mais préoccupante. De plus, cette race peut être sujette à la desmite dégénérative du ligament suspenseur, une inflammation qui peut affecter sa mobilité. En offrant à l'Akhal-Téké de grands espaces pour se déplacer et une attention particulière à sa santé, vous contribuerez à son bien-être et à sa longévité.
Entretien et alimentation du Akhal-Téké
L'Akhal-Téké, bien qu'issu de régions désertiques, requiert aujourd'hui une alimentation adaptée à son environnement. Bien qu'il soit capable de survivre avec des ressources limitées, il est essentiel de lui fournir un fourrage de haute qualité pour maintenir sa santé et sa vitalité. Un accès quotidien à un pré, où il peut brouter de l'herbe fraîche, est idéal pour son bien-être. En fonction de son activité physique, un complément alimentaire sous forme de granulés ou de floconnés peut s'avérer nécessaire pour répondre à ses besoins énergétiques. Côté soins, l'Akhal-Téké est généralement robuste, mais une attention particulière doit être portée à certaines prédispositions génétiques. Les propriétaires devraient être attentifs à des affections telles que la cryptorchidie, le syndrome du poulain nu, et la desmite dégénérative du ligament suspenseur. Un suivi vétérinaire régulier est essentiel pour prévenir et gérer ces éventuels problèmes de santé. En termes de logement, offrir à l'Akhal-Téké de grands espaces pour se déplacer est bénéfique, renforçant sa musculature et favorisant un bon équilibre mental. Une gestion attentive de son environnement et de son alimentation contribuera à lui assurer une vie saine et épanouissante.
Histoire du Akhal-Téké
L'Akhal-Téké, joyau du Turkménistan, possède une histoire fascinante qui remonte au VIIIème siècle. Originaire des oasis désertiques, ce cheval légendaire est le fruit de la sélection par les tribus nomades, notamment la tribu des Tékés, donnant ainsi son nom à la race. Les récits historiques évoquent même ces chevaux comme les montures d'Alexandre le Grand, bien que cela reste du domaine des légendes. Le lien génétique entre l'Akhal-Téké, le Sorraia portugais et le Pur-sang Arabe témoigne de son patrimoine riche et diversifié. Ce cheval partage avec le Pur-sang Arabe des qualités d'endurance, de robustesse et une beauté indéniable, façonnées par les conditions rigoureuses du désert. La race a bien failli disparaître au XXème siècle. Dans les années 50, l'URSS ordonne l'abattage de ces chevaux à cause de leur caractère réputé difficile. Puis, dans les années 70, la dissolution du dernier régiment de cavalerie turkmène menace définitivement la race. Grâce à la passion de Maria Danilovna Tcherkezova, l'Akhal-Téké est sauvé. Aujourd'hui, la Russie joue un rôle central dans l'élevage de cette race, tandis que la France a ouvert un stud-book en 2004, bien que la sélection y soit stricte. L'affaire Gend-Jim, impliquant un cheval offert à François Mitterrand, a également contribué à sa notoriété en France.
Prix d'achat du Akhal-Téké
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